Révolution-bleue

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philiberte



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MessageSujet: copier/coller   Sam 6 Sep 2008 - 21:57

ex-patriée a dit :
Monsieur Rioufol, comment ne pas être d’accord avec l’analyse que vous faites des méfaits de la gauche.

« Habitués à prendre leurs désirs pour des réalités » dites-vous.

Et vous avez raison : la gauche a ceci de particulier de ne jamais vouloir prendre l’Homme et le monde dans lequel il évolue pour ce qu’ils sont mais uniquement pour ce qu’elle veut qu’ils soient, à travers l’image d’Epinal d’un homme utopique, si naturellement bon, gentil, courageux, honnête et doté d’une intelligence si uniformément répartie qu’il ne faut jamais le contraindre, le pousser, le réprimer ou le punir, vivant heureux au sein d’un monde parfaitement égalitaire. Une vision très « clone » de la société.
De plus, jouissant d’une excellente image de marque auprès des humbles et des intellectuels qui apprécient sa « générosité », elle n’avait jusqu’à un passé récent, jamais rencontré de réel obstacle et toutes ses élucubrations s’étaient imposées comme canon dominant de la pensée de qualité y compris à droite. La chute est dure même si les miasmes qu’elle a dispersés ont la vie dure.

Et bien entendu, lorsqu’on se base sur un postulat faux et qu’on n’en démord pas, on ne peut engendrer que des catastrophes : la réalité finit toujours par repointer le bout de son nez. Considérons une par une les lubies gauchistes que vous nous citez et voyons de quelle manière elles ont pu affecter la société.

- L’Egalitarisme est une des lunes préférées de nos gauchistes . Qui n’ont jamais voulu comprendre que si nous sommes égaux en droits, nous ne sommes pas forcément égaux en talents, ni en compétences. Pas plus qu’en bonté ou en agressivité. Que nous ne sommes pas des clones, la répétition à l’infini de l’ « Homme selon la gauche », systématiquement pourvu d’un diplôme universitaire ( l’ambition ultime ), comme si les autres gens, ceux qui ont des dispositions plus manuelles ou plus concrètes ne valaient rien. Cette optique les a longtemps conduits à négliger les formations professionnelles pour fabriquer en masse de mauvais intellectuels. Comment une nation en pénurie d’ouvriers spécialisés, de techniciens et d’artisans mais pourvue d’intellectuels sous-développés (CAPES à 7/20 !!!) qui se réfugient dans une fonction publique pléthorique, pourrait-elle se développer harmonieusement ? Surtout si l’on songe que ces intellectuels sous-développés sont entre autres chargés d’éduquer les générations futures et de former les futurs formateurs… ! Cet égalitarisme assumé qui a conduit à supprimer les examens, les redoublements et à réduire les notations de telle sorte que les disparités entre les êtres humains ne puissent plus apparaître, a eu comme conséquence perverse de réduire l’excellence, de décourager l’effort, de flatter la paresse et la nullité et de pousser les enfants dans des voies de garage. Cet égalitarisme joint à une véritable politisation de l’enseignement et des enseignants a abouti à une nation peu et mal cultivée, conditionnée avant tout par des réflexes pavloviens. On est très loin de la tête bien faite et même bien pleine !

Un autre aspect de cet égalitarisme est celui de la répartition du bien–être. Si la solidarité est une belle chose, il ne faut pas la dévoyer au point que celui qui ne travaille pas, qui n’a jamais travaillé ou depuis fort longtemps, vive dans un confort matériel à peu près équivalent à celui qui travaille. C’est pourtant ce que pense la gauche qui n’a de cesse de réclamer une hausse du RMI, un treizième mois à Noël, et toutes sortes d’avantages… Ils vont jusqu’à parler de la « fracture des vacances » !!! Eh oui, parce que partir en vacance fait bien sûr partie des nécessités vitales… ! Atténuer cette insupportable discrimination était la raison avancée par Delanoë pour instaurer Paris-plage!
Question : S’il n’y trouve pas un intérêt particulier, pourquoi le RMIste chercherait-il du travail … ? La question est si pertinente que le gouvernement vient d’inventer le RSA pour le pousser au boulot !

Il ne faut pas dévoyer non plus l’égalité et son corollaire, la solidarité, au point de l’étendre à toute la planète de sorte que celui qui n’est pas citoyen, n’a jamais cotisé et arrive, la gueule ouverte pour becqueter et la main tendue pour recevoir, se retrouve lui aussi entretenu aux frais la communauté. Parce que cette solidarité a un coût, prélevé dans la poche de ceux qui travaillent. Ce qui a pour conséquence de toujours amenuiser l’intérêt matériel du travail par rapport à celui du « non-travail » et d’appauvrir les laborieux en diminuant leur pouvoir d’achat, donc leurs possibilités de consommation et d’investissement, et donc de freiner la consommation intérieure et l’économie.

Justement, je parlais du RSA. Qu’est-ce qui le finance, précisément ? Indirectement le travail, une fois de plus et contrairement aux promesses de Sarko. Car qui va payer ? Les Riches comme annoncé… ? Pas vraiment… Les très riches, qui cotisent gros à l’ISF, s’ils ne se sont pas déjà évadés fiscalement, sont protégés par le bouclier fiscal. Du moment qu’ils atteignent le plafond de 50% de leurs revenus, on peut rajouter toutes les taxes qu’on veut, ils ne verront pas la différence : ils ne seront plus concernés. Les pauvres… ? Ils n’ont pas assez de ressources mensuelles pour placer un peu d’argent, donc ils ne sont pas concernés, non plus. Reste qui ???? La sempiternelle classe moyenne que Sarko prétendait vouloir protéger, l’éternelle vache à lait. Cette classe moyenne qui gagne juste assez pour faire ( difficilement ) de petites économies, se créer un petit complément de retraite ( je pense surtout aux indépendants ), créer un petit capital pour aider leurs enfants à s’établir, qui paye éventuellement l’ISF parce que le prix de l’immobilier a monté et que le logement qu’il occupe a acquis une plus value théorique [elle ne sera réelle que le jour où il vendra ; mais comme il faudra bien qu’il se loge ailleurs, et qu’il devra le faire en fonction de l’index , il paiera plus cher également son nouveau logement . Ce qui fait que ce gain est tout à fait virtuel et ne correspond pas à un réel enrichissement] mais qui n’est pas assez riche pour atteindre le bouclier fiscal. Celui-là verra ses prélèvements augmenter et sera moins incité à placer son argent et plus tenté de tout claquer tout de suite en futilités. Economiser ...? A quoi bon ?! C’est quand même toujours dans la poche de ceux qui possèdent un peu que l’Etat se sert le plus !

Cette société générée par l’égalitarisme n’a donc de cesse de déresponsabiliser les gens. Dépenser, c’est peut-être bon pour la consommation mais c’est un calcul à très court terme. Car moins de placements financiers, c’est aussi moins d’argent que les banques peuvent injecter dans les investissements des entreprises et des particuliers. Donc cela aussi entraîne aussi une stagnation de l’économie et de l’investissement sur le plus long terme.

Le RSA aurait dû être financé par des économies sur d’autres secteurs (réduire d’avantage la fonction publique ; supprimer le financement des associations « humanitaires » autoproclamées dont l’activité préférée revient en fin de compte à enquiquiner d’une manière ou d’une autre, la majorité silencieuse mais laborieuse. Mais voilà Sarkozy, plus contaminé qu’il n’avait semblé lors de la campagne, a une fois de plus a choisi une solution gauchisante

- Le relativisme, lui, est à la base de la perte de tous les repères surtout quand il est mélangé à l’égalitarisme. Cela revient à mettre sur le même pied le bon élève et le cancre, le citoyen et l’étranger, l’honnête homme et le truand, le flic et le voyou, en omettant que logiquement, le même rôle ne serait pas dévolu dans la société, au premier de classe et au cancre, que la citoyenneté est censée porter en elle des devoirs et des avantages autres que la non-citoyenneté, qu’une société organisée est censée réprimer les mauvais comportements et récompenser l’homme de bien et que c’est le flic qui est censé avoir raison du voyou et pas le contraire. Si bien qu’on assiste à la valorisation des cancres (c’est du dernier chic de déclarer avoir été un cancre !), à un glissement des droits et avantages du citoyens au bénéfice de l’étranger (sans les devoirs associés qui sont d’une manière générale les grands oubliés du relativisme) et à l’inversion de la culpabilité (ce n’est pas le voleur qui est en tort mais le volé coupable d’avoir possédé quelque chose qui a tenté le voleur !) et ce n’est pas le truand qui défie l’autorité mais le flic qui fait des bavures .

"Riste" faisait remarquer sur le fil précédent , à propos du délit de fuite et des bavures : « dans le cas de ces jeunes qui ont couru jusqu'à se réfugier dans un central électrique où ils ont trouvé la mort, les policiers ont été "accusés" de les poursuivre; c'était eux qui commettaient un délit, il a fallu qu'ils se justifient de leur conduite ». Ce qui est l’illustration exacte des inversions que je mentionnais.

Par contre si le relativisme montre une grande tolérance vis à vis des délinquants, des élèves peu assidus et des « péchés » du tiers-monde, passés ou actuels, ainsi que vis à vis des cultures et civilisations étrangères, il n’en va pas de même avec les honnêtes gens, toujours suspectés à priori de manquer de solidarité, d’être racistes, voire fascistes et obligés de fournir des gages prouvant qu’ils ne le sont pas. De même le bon élève est-il facilement soupçonné d’être un rabat-joie voire un fayot. Quant aux péchés de notre société, ils sont d’office imprescriptibles tous autant qu’ils sont, et même si les autre peuples ont fait exactement pareil, nulle repentance ne pourra jamais les effacer. Notre civilisation porte en elle le péché originel, un point c’est tout ! Il s’ensuit, outre la perte des repères, un sentiment global de culpabilité comme si nous avions usurpé les succès de notre culture, nos mérites, nos réussites et notre bon droit. Ce qui n’incite pas les nôtres à se montrer patriotes (sauf pour des futilités comme le foot dans laquelle ils sont invités à canaliser et à cristalliser leur identité refoulée pour devenir carrément chauvins !) ni à se défoncer à la tâche ou à faire preuve d’excellence.

- Antiraciste, la gauche l’est ostensiblement à coup de lois et d’ostracisme envers les fauteurs. Malheureusement, cet antiracisme légalisé est la meilleure façon de fabriquer un dangereux racisme, refoulé chez les uns, arrogant chez les autres.

à suivre
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philiberte



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MessageSujet: Re: copier/coller   Sam 6 Sep 2008 - 21:58

Le racisme ne peut s’éliminer à coups de lois surtout lorsqu’elles sont appliquées asymétriquement. Si le racisme anti-étranger bénéficie d’une aura de victimisation délibérément entretenue et est de ce fait, encadré par un carcan de lois sévèrement appliquées, si on utilise légalement pour lutter contre lui des procédés par ailleurs illégaux dans d’autres domaines (par exemple le testing est illégal dans la lutte contre la drogue mais couramment employé dans la lutte contre le racisme), le racisme anti-français est transparent, inodore et incolore (excepté en ce qui concerne les agressions antisémites faites par des immigrés : en ce cas les gauchistes ne savent plus où donner de la tête. Entre les martyrs de la Shoah et victimes de nos colonisations et de notre esclavagisme , le choix est cornélien !). Le racisme anti-français,lui, les autorités ne le remarquent jamais. Même lorsque un Français se fait dessouder par un ou plusieurs « jeunes », les autorités judiciaires font de leur mieux pour évacuer le motif raciste ; par contre, le moindre incident au détriment d’un allochtone est systématiquement associé à du racisme et il est difficile d’apporter la preuve du contraire (voir Fanny Truchelut).

Cette asymétrie ne peut que provoquer deux choses : d’une part l’arrogance des allochtones qui se croient tout permis, assurés d’avoir à tous les coups gain de cause et de s’en tirer avec un minimum d’ennuis et donc avec la tentation de recommencer. De plus, cette conception va contaminer leur entourage et bientôt toute leur communauté. Et d’autre part, une rancune refoulée de la part des autochtones qui se sentent injustement traités et trahis par ceux-là même qu’ils ont porté au pouvoir. Ce n’est évidemment pas ainsi qu’on fera disparaître le racisme. On va au contraire l’exacerber jusqu’à créer des tensions explosives. Et des explosions !

La lutte contre le racisme ne se décrète pas à l’emporte pièce : le racisme est plus un sentiment qu’une opinion et comme tel il comporte une part d’irrationnel. La lutte contre le racisme doit donc s’accompagner avec doigté, avec patience et en étant d’une parfaite équité, et surtout en me créant pas un mélange de populations explosif et impossible à gérer. J’entends par là que la seule façon d’intégrer harmonieusement et durablement une population dans une autre est de l’assimiler. Or cette assimilation (que les gauchistes contestent bien entendu au nom du relativisme) ne peut s’obtenir que si on introduit la population étrangère progressivement et par petites quantités, et en exigeant d’elle un certain nombre d’efforts à commencer par l’usage de la langue et des comportements. C’est à l’étranger à faire le plus d’efforts. Il est le demandeur alors que la population en place a plutôt tendance à se sentir bousculée voire menacée par son arrivée.

- Et plus l’écart entre deux cultures est important, plus l’introduction de la nouvelle population doit se faire au compte-goutte. Or nous assistons exactement à l’inverse. Et cela nous amène à cette folie furieuse qu’est l’immigrationnisme qui prétend laisser entrer librement n’importe qui ayant décidé de venir pique-niquer dans notre assiette. Qu’il y ait ou non du travail, qu’il y ait ou non des logements vacants, qu’ils aient ou non les moyens d’entretenir leur famille, qu’ils parlent ou apprennent ou non la langue, que leur sens des valeurs soit compatible ou non avec le nôtre. Il n’y a ni limite en nombre, ni en qualité, aucune exigence d’aucune sorte. Pour ces nouveaux arrivants c’est le pays de cocagne et de plus les gauchistes leur mettent dans la tête qu’ils y ont droit. Je suis toujours soufflée de voir avec quelle assurance les irréguliers EXIGENT d’être régularisés, exigent d’être logés et pas n’importe où et pas dans n’importe quoi, exigent de n’être pas expulsés. Je trouve cela sidérant. Je m’imagine dans leur pays, affichant les mêmes exigences. Je finirais vite au trou avant d’être embarquée illico presto dans le premier avion à destination de la France, le tout aux frais de l’ambassade.

On en arrive une fois encore à un renversement de valeur : c’est l’envahisseur qui se sent dans son droit et le citoyen qui se sent obligé de s’excuser de n’être pas plus généreux et de ne pas faire plus. Il manifeste une solidarité obligée, de façade, sans la ressentir pour autant. Il est conditionné à cette hypocrisie pour ne pas se faire mettre au ban. Il n’empêche qu’en son for intérieur il peut éprouver beaucoup de rancœur. On en arrive donc à une nation fragilisée, dont le tissu social est éclaté en communautés jalouses les unes des autres, facilement frustrées à tort ou à raison et dont l’exacerbation peut mener à la confrontation. Et à une nation foncièrement plus violente dans laquelle certaines factions ont apporté avec elles une agressivité depuis longtemps muselée chez nous.

Reste le pacifisme, vieille lune gauchiste s’il en est. Faites l’amour pas la guerre. Mais pour faire la paix, il faut être deux. On ne peut faire la paix avec celui qui vous veut du mal sauf à se déclarer vaincu d’avance et à s’aplatir lamentablement. La capitulation préventive. Pour faire la paix prépare la guerre, dit le proverbe. Une armée puissante est la quasi garantie que personne ne vous attaquera (de manière classique tout au moins , car cela lui coûterait trop cher). Reste le terrorisme. Dans ce domaine la puissance de feu entre moins en compte que la détermination et la qualité du renseignement. Je ne partage pas du tout le point de vue de ceux qui prétendent qu’il ne faut pas s’abaisser au niveau de l’ennemi. Qu’il ne faut pas sacrifier ses propres valeurs. Moi, je pense au contraire qu’il faut adapter sa stratégie à celle de l’ennemi, quitte ,non pas à sacrifier ses valeurs, mais à mettre provisoirement certaines d'entre-elles entre parenthèses, les enjeux et les sacrifices liés à une guerre étant d’une ampleur telle qu’il est criminel de ne pas tout faire pour la gagner. Si pour la gagner, il faut se salir les mains, et bien tant pis ! Qui veut la fin veut les moyens. Et il vaut mieux gagner en n’étant pas des Saints que de perdre en planant haut et immaculé, dans l’éther. C'est peut-être beau mais c'est très sot. L'ennemi le sait et en tire judicieusement parti. Et ceci est tout aussi valable pour un conflit extérieur que pour les « conflits » intérieurs.

Comme quoi toutes les lubies développées par la gauche n’ont pu mener qu’à une nation « moins cultivée, plus fragile, moins solidaire, plus violente » . Vous dites aussi « plus inégalitaire ». Ce n’est pas tout à fait vrai pour ce qui est du train de vie. Il s’agirait plutôt d’une nouvelle redistribution des cartes.

Dans notre société, le fossé entre les classes dites laborieuses et les classes moyennes s’est considérablement résorbé par rapport à ce qu’il était autrefois : par l’action conjuguée des hausses du SMIC, du jeu des prélèvements obligatoires et des effets de seuil, la classe ouvrière s’est considérablement embourgeoisée alors que la bourgeoise s’appauvrissait symétriquement. De même pour les chômeurs et les RMIstes, leurs allocations leur assurent un niveau de vie bien supérieur à l’antique soupe populaire. Le RMIste un tantinet débrouillard se retrouve même parfois mieux loti que l’ouvrier ou l’employé. La redistribution a donc joué à plein ( et même avec excès )entre ces catégories qui constituent l’énorme majorité du pays et au détriment presqu’exclusif de la classe moyenne..

Mais elle a entraîné des effets pervers aux deux extrémités du spectre : les très pauvres encore peu nombreux mais dont la proportion s’accroît de manière inquiétante sont de plus en plus pauvres. Et de l’autre côté, les très riches sont, dit-on souvent, de plus en plus riches ( je ne sais si c’est vrai, les milliardaires d’antan étant vraiment très riches par rapport à l’ouvrier de base) et très peu nombreux eux-aussi. Ce qui est certain, c’est qu’ils possèdent des systèmes que n’a pas le commun des mortels, pour tempérer les actions du fisc et à la limite peuvent pratiquer les délocalisations et les évasions fiscales, ce qui appauvrit le tissu économique et raréfie les emplois et contribue à accroître la classe des hyper-pauvres. Dans l’ensemble on voit donc émerger à l'exception des deux extrêmes peu représentés, une société globalement plus homogène s’échelonnant de demi-pauvres en demi-riches. Et il n’y a plus à proprement parler de lutte des classes. Ce qui a d’ailleurs tué la raison d’être des socialistes.

Par contre la société est parcourue à présent par d’autres fractures beaucoup plus actives, les fractures communautaires liées à l’immigrationnisme, et les inégalités qu’elles génèrent : les autochtones mal soutenus face aux revendications et aux procédures instruites contre eux par les étrangers, et ayant souvent peine à accéder à certains avantages sociaux plus facilement accessibles à ceux-ci ; les allochtones se sentant discriminés à divers niveaux. A tort ou à raison. Et là, la tentation est grande pour les socialistes de trouver une nouvelle raison d’exister : trahir leur ancienne clientèle à laquelle ils n’ont plus rien de neuf à proposer pour prendre en charge la défense des masses immigrées. D’où leur immigrationnisme forcené. Il s’agit d’un calcul mais c’est vital pour eux.

Mais les vœux pieux n’ont jamais fait un bon programme, l’utopie n’a jamais triomphé longtemps du réalisme et à force de s’accrocher à des chimères et à faire capoter par simple esprit de contradiction les réformes timides voulues par la droite gauchisée , la gauche nous a précipité et nous précipite encore vers le chaos.

Je voudrais juste ajouter que Air est un parfait exemple de l’individu formaté par la gauche même s’il n’est pas forcément de gauche : relativiste à outrance, généreux de manière abstraite, cultivant les droits de l’homme jusqu’aux paradoxe ( à force de soutenir les droits de l’homme à travers l’indulgence à porter aux voyous, on ne respecte plus les droits fondamentaux des honnêtes gens), antiraciste par réflexe, immigrationniste pour ne pas être anti-immigrationniste parce que c’est fasciste donc mauvais et ainsi de suite…

De tout ceci il ressort que la France vue par les socialistes marche sur la tête.

Il ressort aussi que, très inspirée par le sujet, j’ai été très longue. J’en demande humblement pardon et à ceux qui m’auront supportée jusqu’au bout, je dis : merci.


6 septembre 2008 15h27
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MessageSujet: Re: copier/coller   Dim 7 Sep 2008 - 16:37

Texte bien intéressant ... Auquel je ferai 3 remarques:

1) Même si l'analyse est parfaitement juste quant aux gauchistes (remarquons au passage le nombre d'années qu'il a fallu pour que certains se dessillent enfin les yeux à leur sujet ...) ces nuisibles ne sont plus seuls à dynamiter le tissu national: ils partagent avec bien des éléments d'une certaine fausse droite (*) ce qui est dénoncé ici sur les plan des valeurs comme sur les aberrations économiques.

2) Le camp des libéraux n'est pas non plus exempt d'ambiguïtés: nous connaissons les thèses libérales relatives à la libre circulation des biens des des personnes, thèses qui ont elles aussi accrédité l'immigrationisme comme le relativisme. Ces deux aberrations doivent désormais autant à la gauche qu'à une certaine "droite". CQFD.

3) Un autre paramètre à prendre en compte est enfin la "mondialisation". Comment ne pas constater qu'une certaine ploutocratie y mène manifestement la danse, pour ses intérêts très particuliers bien compris ?

(*) fausse droite dont il conviendrait de préciser les acteurs, Sarkozy en étant un exemple flagrant. Cette "droite" tombe d'ailleurs le masque puisque s'alliant ouvertement avec la gauche pré-citée (pour ne pas dire l'extrême gauche) au nom d'une rupture contre nature qui se révèle à bien des égards d'abord anti-nationaux pour ne pas dire anti-nationale !
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