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 Guerre du Caucase: les réactions ...

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MessageSujet: Guerre du Caucase: les réactions ...   Sam 9 Aoû 2008 - 22:55

Arrow Le Conseil de sécurité dans l'impasse
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a tenu deux réunions d'urgence vendredi sur la situation en Ossétie du Sud sans pouvoir trouver un accord sur une déclaration. Les membres du Conseil envisageaient de reprendre les discussions, une troisième réunion pouvant être convoquée au cours du week-end.
La Russie avait convoqué la première réunion du Conseil de sécurité face à l'offensive militaire d'envergure lancée par la Géorgie pour reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud.
Dans l'après-midi vendredi, le Conseil s'est réuni à nouveau à la demande cette fois de l'ambassadeur de Géorgie.
Arrow Appels de la communauté internationale

Le président américain George W.Bush s'est alarmé samedi de l'escalade du conflit entre la Géorgie, alliée des Etats-Unis, et la république séparatiste d'Ossétie du Sud soutenue par la Russie. Le président américain s'est entretenu avec ses homologues russe et géorgien Dmitri Medvedev et Mikheïl Saakachvili. Il avait parlé vendredi de la crise avec le Premier ministre russe Vladimir Poutine.

L'aggravation de la situation a conduit les Etats-Unis, l'Union européenne et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à envoyer en Géorgie une délégation conjointe pour tenter d'obtenir un cessez-le-feu.

Les présidents des trois pays baltes, la Lituanie, l'Estonie, la Lettonie, et de la Pologne ont appelé l'Union européenne et l'Otan à s'opposer à une "politique impérialiste" de la Russie, dans une déclaration commune publiée samedi. "La Fédération russe à franchi 'la ligne rouge' dans le maintien de la paix et de la stabilisation dans la zone de conflit et dans la protection des citoyens russes en dehors de ses frontières", ont indiqué les présidents.

Le secrétaire général de l'OTAN Jaap de Hoop Scheffer a appelé "toutes les parties à un arrêt immédiat des affrontements armés et à (...) des discussions directes".

Le diplomate en chef de l'UE Javier Solana poursuit ses consultations et devait appeler samedi le président ukrainien Viktor Iouchtchenko et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

La Russie a accusé samedi l'Ukraine, partenaire pro-occidentale de la Géorgie, d'avoir encouragé Tbilissi à lancer son intervention militaire en Ossétie du Sud.

Le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt a lui même évoqué Adolf Hitler pour dénoncer la Russie qui, a-t-il dit, se livre en Géorgie à une "agression incompatible avec le droit international".

En revanche, le ministre délégué allemand aux Affaires étrangères, Gernot Erler, a dénoncé l'attitude de la Géorgie qui commet "une violation du droit international" en cherchant à régler par les armes la crise ossète.

L'Iran a fait part de sa préoccupation et a demandé "l'arrêt immédiat" des combats entre les forces géorgiennes et russes. La Chine a appelé à un cessez-le-feu. La Suisse a exprimé ses craintes d'une extension du conflit à d'autres régions.

Le Vatican suit "avec préoccupation" la crise en Ossétie du Sud et le pape Benoît XVI espère que la "sagesse" l'emportera sur la violence, a déclaré le responsable du service de presse du Vatican.
[source]
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Zermikus

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MessageSujet: Re: Guerre du Caucase: les réactions ...   Sam 9 Aoû 2008 - 23:19

Bref, finalement, tout le monde est occupé ou préoccupé par cette histoire.

Il ne faut quand même pas oublier que moult conflits mondiaux ont débuté dans cette partie du monde...
Serait-ce un signe ?
En tous les cas, il semblerait qu'un bon conflit mondial serait une aubaine pour certains. On a même un peu l'impression que tout est fait pour que ça arrive...
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MessageSujet: Re: Guerre du Caucase: les réactions ...   Dim 10 Aoû 2008 - 16:38

Citation :
L'Union européenne "déclare avec force son attachement à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Géorgie] dans ses frontières internationalement reconnues et exhorte la Russie à respecter celles-ci"...

Comme elle même l'a fait pour la Serbie comme chacun sait ...
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Orion

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MessageSujet: Re: Guerre du Caucase: les réactions ...   Lun 11 Aoû 2008 - 9:28

Justement .... ->> Wink

La Russie en désaccord avec l'OTAN sur l'Ossétie du Sud

BRUXELLES, 11 août - RIA Novosti. La représentation russe auprès de l'OTAN a exprimé son désaccord avec la position du secrétaire général de l'Alliance Jaap de Hoop Scheffer concernant les agissements de la Russie en Géorgie, apprend-on lundi d'une déclaration de la mission russe à l'OTAN.
Le désaccord porte sur l'opération russe visant à contraindre la partie géorgienne à la paix et à défendre les soldats de la paix russes et la population civile en Ossétie du Sud.
Selon M. de Hoop Scheffer, la Russie "a violé l'intégrité territoriale" de la Géorgie et déployé "une force militaire excessive" au cours du conflit en Ossétie du Sud.
"Nous sommes prêts à examiner la position des organisations chargées de la protection des droits de l'homme, mais nous n'envisageons pas d'écouter l'opinion d'un bloc militaire", souligne le document de la représentation russe à l'OTAN.
"Dans le cas contraire, nous serons obligés de rappeler l'expérience de la Serbie, le recours "proportionné" à la force à l'égard du peuple et de l'armée serbes, et les moyens de l'instauration de la démocratie en Serbie qui ont eu cours dans le pays, tels que destruction de villes serbes, les bombardements à Belgrade, la destruction de ponts et d'autres infrastructures du pays", lit-on dans la déclaration.

http://fr.rian.ru/world/20080811/115942113.html
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MessageSujet: Re: Guerre du Caucase: les réactions ...   Lun 11 Aoû 2008 - 16:53

Depuis le début de cette affaire, il y a manifestement comme un malaise côté "occidental" ...

1) ce sont bien les géorgiens (pro occidentaux ...) qui ont déclenché les hostilités, et non les russes (même si des provocations de ces derniers sont probables). Le président géorgien Saakachvili en voulant apparemment faire "un coup" à l’occasion du happening olympique a manifestement sous estimé son alter ego russe et surtout ... son redoutable "premier ministre". Il se retrouve dans une position plus qu’inconfortable, et ses "alliés" occidentaux avec.

2 les ruskofs ont quant à eux beau jeu de faire le parallèle avec le kosovo en argumentant ainsi: "serbes = géorgie", "ossétie = kosovo", donc il faut accorder l’indépendance à l’ossétie comme vous occidentaux avez accordé l’indépendance aux kosovars. Malin le Poutine ! Il suffit de lire la présentation faussement victimaire (et tout aussi faussement mesurée) du conflit qu’en font les russes depuis le début pour flairer le piège redoutable tendu aux occidentaux.

On mesure à cette occasion "l’erreur" (pour ne pas dire la faute ...) qu’a été la reconnaissance du kosovo par ces derniers, et notamment par la France, pourtant alliée traditionnelle des serbes dans la région, et dont elle est infiniment plus proche. La médiation de Sarkouchner va
s’en trouver grandement compliquée, surtout quand on sait la responsabilité de ce dernier en tant qu’administrateur du kosovo justement ... Le clan Bush se retrouve lui même sur la défensive, handicapé de même par les mêmes positions pro-kosovo pour le moins hasardeuses.

Ce petit monde de l’arrogance droitdelhommesque téléguidée ne pouvait pas ne pas savoir que pour des fins peu (ou trop) avouables, ils avaient ouvert une boîte de pandore qu’ils ne savent comment refermer aujourd’hui. Nous y sommes et ce n’est qu’un début.
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Orion

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MessageSujet: Re: Guerre du Caucase: les réactions ...   Mar 12 Aoû 2008 - 11:07

Citation :
Pour la première fois depuis le démembrement de l'URSS, la Russie mène des opérations militaires de grande envergure contre un pays auquel elle est liée par des liens historiques, culturels et humains très étroits: quelle que soit l'origine de ces événements, ils constituent un échec pour la politique de toutes les parties engagées dans le conflit, lit-on lundi dans le quotidien Vremia novosteï.
Depuis que le statu quo qui s'était maintenu pendant environ dix ans dans les zones de conflit s'est fragilisé, la politique russe est devenue de plus en plus contradictoire. Le désir de jouer en même temps le rôle de médiateur neutre cherchant à maintenir la paix et celui de protecteur, garant de la sécurité de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, s'est révélé préjudiciable à ces deux statuts. A un moment donné, Moscou a cessé de fait d'essayer de contribuer à un règlement politique en misant sur l'extension de la coopération avec Tskhinvali et Soukhoumi et l'arrêt des aggravations en cours. Ce faisant, la Russie tentait de rester formellement dans le cadre juridique existant, ce qui entrait de plus en plus en contradiction avec la réalité.
Certes, ce n'est pas le moment de mettre en question les rapports entre la Russie et les autorités des Etats non reconnus. Le devoir de Moscou est de les défendre et de garantir l'inviolabilité de leurs territoires. Mais lorsque la guerre prendra fin, il faudra absolument tirer au clair à tête reposée le problème suivant: dans quelle mesure les intérêts des dirigeants sud-ossètes et abkhazes coïncident avec ceux de la Russie et combien de fois Tskhinvali ou Soukhoumi ont mené un jeu indépendant en vue d'aggraver la situation et d'atteindre ainsi leurs objectifs.
Les actions de Mikhaïl Saakachvili ont leur propre logique. Son programme maximum est d'envahir instantanément la région et d'annoncer le rétablissement de l'intégrité territoriale. Si ce plan avait réussi, l'intervention de la Russie aurait été plus difficile. En effet, Moscou n'avait formellement jamais contesté l'appartenance de l'Ossétie du Sud à la Géorgie, et les vainqueurs ne peuvent pas être jugés, ce que la Russie sait bien par sa propre expérience tchétchène. En outre, l'Occident n'aurait pas exigé le retrait des troupes géorgiennes. La guerre éclair n'a pas eu lieu, par contre, un autre objectif est atteint: Moscou est entraîné dans la guerre et il ne peut plus être considéré comme médiateur.
Les événements d'Ossétie du Sud montrent bien le piège dans lequel est tombée la politique américaine dans l'espace postsoviétique. Washington est intervenu activement dans ces événements en misant sur des régimes loyaux. Mais les Etats-Unis n'ont la possibilité ni de les "brider", ni de prendre leur défense en cas d'aggravation. Mais les Etats-Unis ne peuvent pas non plus rester à l'écart: trop de promesses ont été faites. Tout cela fait de la présence américaine un facteur de déstabilisation.
L'Union européenne est incapable, comme d'ordinaire, de formuler une position unanime. Les instruments politiques dont dispose l'UE ne fonctionnent pas et l'activité apparente de l'Europe dans la région ne fait que stimuler les actions de Tbilissi, en inspirant l'espoir de pouvoir bénéficier d'un soutien qui ne sera, en réalité, pas apporté. Certes, le lobby antirusse de l'UE s'efforcera de tirer le maximum de ces événements: les pays baltes et la Pologne ont déjà appelé à une révision radicale des rapports avec Moscou.
Auteur: Fedor Loukianov, rédacteur en chef de la revue Rossia v globalnoï politike (La Russie dans la politique globale).
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Orion

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MessageSujet: Re: Guerre du Caucase: les réactions ...   Mar 12 Aoû 2008 - 11:09

Les analystes russes prévoient que l'Occident n'apportera pas un soutien direct au régime ambitieux du président géorgien, que la guerre prendra prochainement fin et que le conflit caucasien reviendra dans le domaine purement politique, lit-on lundi dans les quotidiens Nezavissimaïa gazeta, Moskovski komsomolets et Izvestia.
Citation :
"La tentative de Mikhaïl Saakachvili de présenter ce conflit comme russo-américain n'a pas été soutenue, écrit dans le journal Moskovski komsomolets Nikolaï Zlobine, directeur des programmes russes et asiatiques du Centre d'information militaire des Etats-Unis. Bien entendu, ce pays est important pour l'Amérique sur le plan géopolitique, comme pour tout autre Etat prétendant à l'hégémonie mondiale. Mais M. Saakachvili n'a pas bénéficié et ne bénéficiera pas du soutien sur lequel il comptait, entre autres, de la part de pays de l'OTAN. Ils n'arrivent pas à comprendre pourquoi ils devraient entrer en conflit avec la Russie sur un problème qui suscite des points de vue partagés. L'indépendance et le caractère incontrôlable de Mikhaïl Saakachvili commencent à préoccuper".
Selon le quotidien Nezavissimaïa gazeta, "alors que les avions russes bombardent les banlieues Est de Tbilissi où se trouve une usine aéronautique qui produit des Su-25 et que les dirigeants américains tardent à apporter une aide militaire à la Géorgie, Mikhaïl Saakachvili commence à se sentir mal à l'aise". Se référant à l'opinion de la majorité des analystes américains, le journal affirme: "S'il faut échanger la Géorgie contre l'Iran, les Etats-Unis le feront, car les ambitions nucléaires de Téhéran préoccupent bien plus la Maison Blanche que les ambitions politiques de Tbilissi. C'est la géopolitique, il n'y a là rien de personnel".
"Il est absolument exclu que les troupes de l'OTAN soient entraînées dans la guerre, affirme dans les Izvestia Alexandre Khramtchikhine, chef du service analytique de l'Institut d'analyse politique et militaire. Les armées européennes ont une peur panique des pertes, une guerre contre la Russie est impossible pour elles. Il en est de même pour les Etats-Unis qui sont entièrement absorbés par l'Irak et l'Afghanistan. Seule la Turquie qui, à la différence de ses alliés à l'OTAN, ne craint pas les pertes, pourrait théoriquement venir en aide à la Géorgie. Mais il n'est pas certain que Tbilissi le veuille: cette aide pourrait se transformer en une forme d'occupation de toute la Géorgie. D'autre part, pour une opération qui conduira probablement à une confrontation militaire directe avec la Russie, la Turquie demandera beaucoup: aux Etats-Unis, une importante aide économique et militaire, à l'Europe, des garanties d'admission à l'UE. On soupçonne que ni Washington ni Bruxelles ne considéreront le sort de la Géorgie comme assez critique pour eux pour pouvoir payer un tel prix".
De l'avis de l'expert, "la guerre prendra certainement fin dans les jours qui viennent et le conflit reviendra dans le domaine purement politique. Mais il faut se rendre compte du fait que nous avons maintenant à nos frontières méridionales non seulement un pays inamical, mais aussi un ennemi direct avec qui il sera bien plus difficile de mener des négociations".
Source: RIA Novosti
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MessageSujet: Re: Guerre du Caucase: les réactions ...   Mar 12 Aoû 2008 - 12:53

Intéressant ...
Confirmation d’au moins deux choses qu’on subodorait côté russe:
1) coup d’arrêt manifeste à l’OTANisation de leurs anciennes républiques
2) en échange, ne seraient pas contre un deal Iran / Caucase. Voilà qui nous promet des développements inquiétants mais hélas incontournables coté moyen orient.
Accessoirement, il est hautement probable qu’ils fassent payer cash à l’occident l’aventure kosovar. Lequel serait décidément bien inspiré de revoir la définition de ses priorités ...
Confirmation également du peu de cas (ce n’est rien de le dire) que font les vraies puissances de l’UE
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MessageSujet: Re: Guerre du Caucase: les réactions ...   Mar 12 Aoû 2008 - 16:26

Analyse confirmée par Le Salon Beige Wink

Géorgie, OTAN, Kosovo : la revanche russe: C'est le titre d'une analyse publiée dans le Monde daté d'hier. Extraits :
Citation :
"(...) pour la première fois depuis la guerre soviétique en Afghanistan, Moscou a officiellement lancé une campagne de bombardements aériens contre un Etat souverain (...) C'est l'heure de la revanche russe : le moment choisi par Moscou pour passer à la méthode radicale, la guerre préventive. Avec comme objectif, semble-t-il, de porter un coup d'arrêt définitif à l'expansion de l'OTAN à l'est (...)"
"La guerre, à partir des foyers des régions séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, intervient six mois après la déclaration d'indépendance de la province du Kosovo, que Moscou n'a cessé de dénoncer, sans pouvoir s'y opposer. Mais en prévenant qu'elle ne resterait pas sans conséquences, notamment dans le Caucase (...)"

De nombreux observateurs et hommes politiques (ici, ici ou ici) avaient pourtant prévenus que la proclamation d'indépendance du Kosovo et sa reconnaissance par de nombreux pays (mais pas tous) allaient créer un précédent qui ne serait pas sans conséquences.
La première d'entre elles se joue actuellement dans le Caucase. Cet article de l'ESISC (European Strategic Intelligence and Security Center)sur les conflits gelés du Caucase du Sud le montre :
Citation :

"La déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo, le 17 février dernier, immédiatement reconnue par les États-Unis puis par la France et une trentaine d’autres pays, dont plusieurs États membres de l’Union européenne, a eu pour conséquence « collatérale », le déclenchement d’un inquiétant processus de réchauffement des « conflits gelés » sud-caucasiens (Haut-Karabakh, Abkhazie et Ossétie du sud)."
Philippe Carhon

Addendum : analyse similaire de Renaud Girard dans le Figaro :

Citation :

"(...) Au début de cette année, le ministre russe des Affaires étran­gères Lavrov avait prévenu solennellement (...) : la reconnaissance du Kosovo constituerait un précédent pour l'Abkhazie et l'Ossétie du sud. Les Américains et leurs grands alliés européens ont eu tort de ne pas le prendre au sérieux, ainsi que d'ignorer l'avertissement très clair que leur lança l'Espagne, in­quiète d'une telle violation du droit international."
"Habilement, les Russes utilisent aujourd'hui la même rhétorique que celle utilisée par les Occidentaux au Kosovo en 1999, parlant d'une minorité ossète victime de «géno­cide» et d'«épuration ethnique». Le droit international existant est sans doute imparfait (...). Mais tant qu'il existe, quiconque le viole s'expose fatalement, un jour ou l'autre, à un sévère retour de flamme."
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MessageSujet: Re: Guerre du Caucase: les réactions ...   Mer 13 Aoû 2008 - 18:35

Arrow Medvedev, mieux (plus malin...) que Poutine ? Wink

Moscou semble avoir bien retenu toutes les leçons qui lui ont été données par les grandes puissances ces dernières années. En lançant une attaque contre Tskhinvali, la Géorgie n'a pas compris à quel point elle se trompait en misant sur l'absence de réponse militaire de la part de la Russie. Celle-ci s'est déroulée précisément selon les canons élaborés par les pays occidentaux en Yougoslavie, au Timor oriental et en beaucoup d'autres endroits du monde.
Deuxièmement, pour la première fois Moscou ne s'est pas contenté de parler "d'intervention humanitaire", mais l'a réalisée dans la pratique. La Russie a enfin compris que cette doctrine occidentale, qui suscite tant de critiques et de railleries dans le pays, peut être utilisée à son avantage. Avec les déclarations de Medvedev sur les actions visant à contraindre la Géorgie à la paix, on est loin des promesses faites à l'ennemi de le "buter jusque dans les chiottes", qui avaient résonné à un moment donné dans la bouche des dirigeants russes. Nous avons assisté à une intervention humanitaire bien organisée par la partie russe, et renforcée par des références au mandat donné en son temps par l'ONU aux forces de paix.
Troisièmement, la Russie a agi dans le cadre de la doctrine de l'action préventive, si appréciée des Américains. Même les attaques contre les sites militaires géorgiens loin de la zone du conflit, qui ont tant irrité le monde occidental, sont tout à fait justifiées, car elles ont concerné des objectifs qui pouvaient être utilisés pour attaquer les forces russes. Cette logique reproduit le schéma des opérations militaires d'Israël contre le réacteur nucléaire irakien en 1981, et contre la Syrie en 2007. Les Etats-Unis ont éprouvé cette stratégie en Irak en 2003 et voudraient bien la mettre en pratique à l'heure actuelle à l'égard des sites nucléaires iraniens.
C'est la première fois que la Russie agit "à l'occidentale": elle est restée dans les limites du mandat accordé par l'ONU à ses soldats de la paix (contrairement à 1999, quand le pays avait transféré ses soldats de la paix de Bosnie au Kosovo) et a accompli précisément sa mission. Moscou a affirmé clairement le caractère humanitaire de ses actions et son droit de neutraliser les positions de tir de l'adversaire, s'il résistait à l'opération visant à le contraindre à la paix. Il ne reste aux Etats-Unis qu'à reconsidérer leur théorie préférée établissant que les pays démocratiques ne se comportent jamais en agresseurs.
La Russie a retenu de nombreuses leçons, qu'elle avait d'abord fait semblant de ne pas remarquer. Ce fait donne de l'espoir. En outre, il n'y a aucune raison de croire que le président Medvedev subira l'influence des "siloviki" (représentants des structures de force), comme l'estiment plusieurs experts. Le recours à la force là où elle est nécessaire (notamment pour la protection des civils) ne témoigne que du bon sens du nouveau président.

Par Vladislav Inozemtsev, directeur du Centre d'étude de la société postindustrielle.
Article paru dans l'édition du 13 août de la Nezavissimaïa Gazeta
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MessageSujet: Re: Guerre du Caucase: les réactions ...   Ven 15 Aoû 2008 - 10:32

La situation devient de plus en plus confuse. Cette confusion provient du fait qu'il est impossible de savoir ce que recherche véritablement la Russie. Le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov a déclaré aujourd'hui : "On peut oublier l'intégrité territoriale de la Géorgie". Il a également ajouté que l'intégrité territoriale de la Géorgie était "limitée de facto" et que cette question ne pouvait être réglée qu'en "recherchant des voies mutuellement acceptables". Or cette déclaration a coïncidé sur le terrain avec un refus des troupes russes de quitter Gori en application du cessez-le-feu. Un porte-parole du ministère géorgien des Affaires étrangères, Nato Chikovani, a déclaré "Qu'en dépit de l'accord obtenu auparavant, les Russes déploient des forces supplémentaires à Gori et fortifient la ville". En même temps, les forces armées russes ont occupé le port de Poti sur la mer Noire, débouché vitale pour l'économie de la Géorgie. De son côté le président russe, Dmitri Medvedev, a déclaré que la Russie "soutiendra et garantira" toute décision des républiques séparatistes géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud sur leur statut. Autrement dit Moscou est prêt à reconnaître l'indépendance des deux provinces. Le président russe a également condamné les Etats fournissant des armes à la Géorgie visant implicitement les Etats-Unis. Quant à la presse russe, comme l'écrit le quotidien Kommersant jeudi matin, elle n'hésite pas à dire que "Les bonnes relations entre la Russie et les Etats-Unis sont du passé".

Nous voilà à un tournant de la crise. Soit nous assistons à un baroud d'honneur des autorités russes qui peut se traduire par exemple par la politique détestable de la terre brûlée (destruction de Gori et du port de Poti, destruction des infrastructures militaires géorgiennes, destruction des routes etc...) afin de mettre à genoux la Géorgie pour l'empêcher de reprendre l'offensive contre l'Ossétie et l'Abkhazie avant plusieurs années. Si tel est l'objectif de Moscou alors la crise devrait rapidement trouver une issue "raisonnable". Mais il existe une autre possibilité. Celle de voir Moscou accepter de prendre le risque de l'escalade militaire pour pousser son avantage et punir les Occidentaux d'avoir osé contester son autorité régionale. L'occupation de Poti pourrait alors viser à bloquer l'aide humanitaire dont les Américains ont annoncé l'envoi par la mer. Dès lors il faut s'interroger sur l'attitude des Etats-Unis.

On ne peut qu'éprouver une certaine gêne devant l'attitude de Washington durant ces dernières 48 heures. Alors qu'au début du conflit les Etats-Unis étaient restés très discrets voilà qu'ils décident de hausser le ton suite à l'accord de cessez-le-feu arraché par le président français aux deux parties. Ce revirement vient mal à propos car il donne l'impression que Georges W.Bush cherche à jeter de l'huile sur le feu au moment où les Européens tentent d'apaiser les esprits. La réaction américaine est trop forte et vient trop tard. Après avoir assuré la Géorgie de son soutien "inébranlable" et décidé l'envoi d'une "mission humanitaire vigoureuse" sur le terrain il a fini par avertir la Russie "de ne pas gêner les efforts de secours de quelque manière que ce soit" ce qui a immédiatement eu pour effet...de faire faire volte face à la 58ème armée russe qui a réinvesti Gori et occupé le port de Poti où... les navires américains doivent accoster. Quant au secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, il a annoncé jeudi que le Pentagone allait revoir l'ensemble de ses relations avec la Russie à la suite des opérations militaires russes en Géorgie : "Si la Russie ne renonce pas à son attitude et à ses opérations agressives en Géorgie, les relations américano-russes pourraient être affectées de façon négative pour les années à venir". Cependant il a ajouté qu'il n'était pas question pour les Etats-Unis "d'intervenir militairement". Et là j'éprouve un malaise. Pourquoi un tel aveu ? A quoi bon hausser le ton pour finalement dire qu'on ne fera rien ? Cela enlève toute crédibilité à la diplomatie musclée voulue par Washington depuis 48 heures. A moins qu'il ne s'agisse de piéger la Russie en lui donnant un faux sentiment d'impunité afin de l'encourager à aller plus loin pour la pousser à la faute. Jusqu'à Tbilissi ? Car ce qui se passe en Géorgie et bel et bien un affrontement entre la Russie et les Etats-Unis pour le contrôle de la région par Géorgiens et Ossétes interposés. Dans ce poker menteur quelle puissance va accepter de perdre la face ?

De son côté le président géorgien a compris que sa seule chance est d'impliquer les Etats-Unis et pour cela il ne cesse de jeter de l'huile sur le feu : "La Géorgie est le champ de bataille pour les valeurs de l’Occident". Et ce refrain est repris par la Pologne, l'Ukraine, les Pays Baltes et de nombreux intellectuels. Ils sont sincèrement convaincus du danger de "l'ogre russe". Et tous d'accuser de lâcheté ceux qui refusent de considérer Moscou comme l'unique coupable de la crise. Mais remarquons que tous ces courageux se gardent bien de dire ce qu'il convient de faire. Ils disent qu'il faut agir. Comment ? Mystère. Intervenir militairement contre Moscou ? Ils ne le disent pas franchement. Après la Géorgie ils disent que viendra le tour de l'Ukraine puis peut-être des Pays Balte si l'Occident ne répond pas d'une façon appropriée à la provocation russe. Quelle réponse ? Toujours le même silence. Des insinuations mais aucune proposition concrète. A moins que l'action préconisée consiste à installer un bouclier antimissile. La Pologne et les États-Unis ont en effet conclu aujourd'hui un accord qui prévoit l'implantation en sol polonais d'éléments d'un bouclier antimissile.

Je ne crois pas que l'intérêt de l'Europe soit de considérer la Russie comme une ennemie. Je ne crois pas, malgré son régime autocratique, que la Russie soit la poursuite de l'Union soviétique et Vladimir Poutine le successeur de Leonid Brejnev. Ce qui vient de se passer en Géorgie est tout sauf une surprise. Moscou n'attendait qu'une faute de son adversaire pour prendre sa revanche. Nous payons ici la politique d'humiliation de la Russie par l'Occident depuis la chute de l'Union soviétique. Si demain le Canada et le Mexique entraient dans une coalition militaire dirigée par Moscou la réaction de Washington serait identique. Il est vain de croire qu'on puisse parvenir à la stabilité dans cette région sans tenir compte des intérêts de la Russie. L'Europe et la France doivent intégrer cette donnée afin de préserver la paix en Europe. Car si la Seconde Guerre Mondiale a été le suicide de l'Europe, un conflit contre la Russie serait le suicide de l'Occident. Au grand bénéfice des autres civilisations.

David Bescond pour Rebelles.info
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MessageSujet: Re: Guerre du Caucase: les réactions ...   Sam 30 Aoû 2008 - 11:00

Alors que la poussière commence à se disperser après le conflit en Ossétie du Sud et qu’au fur et à mesure ce sujet disparaît des gros titres de la presse occidentale, il devient parfaitement évident que la Géorgie n’adhérera jamais à l’OTAN et que le rapport des forces dans le monde a radicalement changé à la suite de cette petite guerre de cinq jours.
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MessageSujet: Re: Guerre du Caucase: les réactions ...   Sam 6 Sep 2008 - 11:21

Vladimir Poutine soutient l’ambition de Cuba de rejoindre la CEI

Vladimir Poutine a exprimé à Cuba son soutien à l’ambition du pays d’adhérer à la CEI. Le vice-président russe a souligné qu’aucun pays non membre de l’Alliance ne devait avoir un droit de veto sur son élargissement, en allusion à l’Amérique.

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MessageSujet: Re: Guerre du Caucase: les réactions ...   Mar 9 Sep 2008 - 11:26

un document intéressant, il date de 1991:

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=CAB91013372
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MessageSujet: Re: Guerre du Caucase: les réactions ...   Mar 9 Sep 2008 - 14:41

Dans la même tonalité, nouvelle livraison de GPince:

Géorgie:le dessous des cartes

La guerre en Géorgie n’est que le dernier épisode d’une série de conflits dans les Balkans et le Caucase. Les Etats Unis et l’Union Européenne veulent en effet contrôler les oléoducs qui raccordent les hydrocarbures de la Caspienne au marché mondial afin d’empêcher l’émergence d’un nouvel “empire Russe” qui pourrait contrarier l’hégémonie américaine.

20 ans après la chute de l’union soviétique, cette politique n’a aucune justification idéologique ou économique. Elle ne répond pas aux intérêts de l’Europe. Il faut d’urgence cesser ce jeu dangereux et promouvoir enfin un grand partenariat avec la Russie.

Pour résister au bourrage de crânes, je vous conseille de vous reporter à www.freeworldacademy.com/globalleader/georgia.htm . Cette étude permet de relier des évènements distincts dans le temps et l’espace. Elle comporte, comme à l’accoutumée, des cartes et des statistiques précieuses sur le marché mondial du pétrole et du gaz.

Gérard Pince
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