Révolution-bleue

Ce forum a pour objectif d'organiser la résistance en région.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Municipales 2008, ou la déroute annoncée !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Orion

avatar

Nombre de messages : 33
Localisation : France (pour le moment ...)
Secteur d'activité : Observer
Date d'inscription : 11/02/2008

MessageSujet: Municipales 2008, ou la déroute annoncée !   Ven 15 Fév 2008 - 22:09

Ambiance:
Citation :
« Aujourd’hui, la question n’est pas de savoir si nous allons perdre les municipales, elle est de savoir combien de villes nous allons perdre : trente, quarante ou cinquante ? » Celui qui pose ce sombre pronostic n’est pas n’importe qui : c’est un ancien ministre du gouvernement Villepin, maire UMP en campagne pour sa réélection, et ne passant pas pour antisarkozyste. « Quoique, sourit-il, je commence à le devenir. C’est à se demander, entre Carla et le pouvoir d’achat, Attali et Neuilly, s’il n’a pas tout fait pour nous plomber… »
Suite ici ... Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
007/**

avatar

Masculin Nombre de messages : 940
Localisation : Duché de BOURGOGNE
Secteur d'activité : Au service de sa Gracieuse Majesté
Date d'inscription : 31/01/2007

MessageSujet: Re: Municipales 2008, ou la déroute annoncée !   Sam 16 Fév 2008 - 9:34

L’histoire de Neuilly est révélatrice de la chute de la maison Sarko. Voilà un jeunot, favori de l’ex impératrice, qui croyait bénéficier d’un parachute en or 9 mois seulement après la victoire de son mentor, et qui plus est dans une ville acquise à la droite. Patatras !, c’était compter sans la présence d’une liste dissidente, et surtout la révélation spectaculaire de l’incompétence présidentielle. Politique spectacle, mégalomanie bipolaire, gadgetomanie aggravée (1 bourde par semaine en moyenne), ont pulvérisé en 9 mois un capital de confiance de départ pourtant plus que respectable. L’UMP ne s’en remettra pas (bon débarras), et peut être au-delà, le pouvoir actuel lui même ... à qui il reste tout de même 51 mois à courir d’une longue agonie ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orion

avatar

Nombre de messages : 33
Localisation : France (pour le moment ...)
Secteur d'activité : Observer
Date d'inscription : 11/02/2008

MessageSujet: Re: Municipales 2008, ou la déroute annoncée !   Lun 18 Fév 2008 - 12:07

Les résultats des élections municipales de mars 2008 seront interprétés comme un sondage géant qui servira à mesurer l’(im)popularité du couple exécutif Sarkozy/Fillon. Mais sur le terrain, il y a bien peu de débats de fond. La France vit à l’ère de l’idéologie unique et de la post-démocratie.

Explications :

1).1983 : des oppositions de fond fortes

En 25 ans, le contexte idéologique des élections municipales a profondément changé. Ainsi, les élections municipales de 1983 furent non seulement politisées mais aussi marquées par des oppositions de fond majeures entre listes de droite et listes de gauche :
- sur la fiscalité : avec une droite souhaitant la limiter et une gauche axée sur la redistribution d’aides et de services ;
- sur les services publics : avec une droite favorable aux concessions aux entreprises et aux externalisations et une gauche, plus attachée au fonctionnement en « régie » ;
- sur la sécurité : avec une droite en pointe sur la création de polices municipales et une gauche y voyant les germes d’un « fascisme » local ;
- sur l’urbanisme : avec une droite privilégiant les constructions de logements privés collectifs ou individuels et une gauche continuant de promouvoir les HLM ; - des divergences existaient aussi sur les crèches, les écoles, les politiques familiales, les schémas de circulation et de transports.

Le choix des électeurs avait alors du sens et des conséquences.

Ces oppositions de fond, entre le couple RPR/UDF d’un côté, le couple PS/PC de l’autre, se sont ensuite progressivement atténuées en 1989, 1995 et 2001.

2). 2008 : une idéologie unique

La lecture comparée du programme pour Paris de Bertrand Delanoë (PS) et de Françoise de Panafieu (UMP) est éclairante : il est dur de trouver ce qui les distingue ; difficile aussi de comprendre quelle vision, quel projet ils ont pour la capitale. Il est même permis de douter qu’ils y aient seulement réfléchi.

Paris ne fait ici qu’exacerber une situation générale : sur fond d’abandon de toute réflexion politique, l’adhésion de l’UMP, du Modem et du PS (le PC étant résiduel) à une idéologie municipale unique.

La « gauche » a fait mouvement vers la « droite » dans deux domaines : la sécurité, d’abord, où elle s’est ralliée aux polices municipales et même à la vidéosurveillance avec, ensuite, la privatisation de la gestion des services publics ; il est d’ailleurs notable que ces derniers soient plus externalisés dans les communes y compris PS/PC qu’ils ne le sont pour des taches comparables s’agissant de l’Etat.

La « droite », quant à elle, a fait mouvement vers la « gauche » sur les sujets de société : la « mixité sociale », l’aide aux minorités ethniques (et la construction de mosquées), le soutien aux minorités sexuelles et le logement social. La loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) a d’ailleurs retiré aux maires une partie des pouvoirs qu’ils détenaient sur l’urbanisme. Le conformisme politiquement correct faisant le reste, tout programme se doit d’être « écocitoyen » et « solidaire ».

Les listes de candidats elles-mêmes sont désormais composées comme des cocktails propres à entretenir la confusion : au nom de l’ « ouverture » il y a souvent sur les listes de « droite » des hommes de « gauche » et même parfois sur les listes de « gauche » des hommes de « droites » . Quant aux« peoples », dont la qualité principale est d’être « vus » à la télévision, ils figurent sur toutes les listes de villes importantes. Il en est de même de « l’enrichissement »des listes avec des candidats issus de la « diversité » : entendez des représentants des minorités ethniques et religieuses, voire sexuelles, choisis par souci d’affichage politiquement correct et de clientélisme. La méritocratie républicaine des partis est morte. Tout comme la valorisation de l’engagement militant au sens traditionnel du terme. Place aux quotas ethniques, religieux et sexuels, place au paraître !

3). Verts et FN présents en 1989/1995, quasi absents en 2008

A côté des grandes coalitions, d’autres formations avaient été présentes et avaient souvent troublé le jeu aux élections municipales précédentes.

Les élections de 1989 avaient vu l’émergence municipale des « Verts » dont les thèmes se sont largement vulgarisés depuis.

En 2008, les Verts sont, en tant que force indépendante, quasiment absents du débat municipal en dehors de Paris, où ils peinent à exister, bien que l’essentiel de ce qui restera (en bien ou en mal) du premier mandat de Delanoë leur soit dû.

Quant au Front National, il s’est municipalement affirmé, dès 1989, et les élections de 1995 ont été marquées par sa très grande présence (plus de 400 listes), des scores moyens importants et la conquête de trois villes (Toulon, Marignane, Orange), suivie en 1997 de celle de Vitrolles.

Or en 2008, le Front National s’apprête à n’avoir plus qu’une présence marginale aux élections municipales, faute de volonté et de capacité à constituer des listes. Bien qu’elle soit couramment avancée, l’explication par le manque d’argent n’est pas la bonne, puisque, en 1989, il n’y avait alors quasiment pas de financement public et qu’en 2001, le MNR, qui se heurtait à des difficultés financières majeures, avait, malgré tout, réussi à être présent dans près de 200 communes. Plus que ce que le Front National est en mesure de faire aujourd’hui.

4). Les Verts et le FN : victimes contraires de la tyrannie du consensus

Paradoxalement, Verts et FN sont l’un et l’autre, mais pour des raisons différentes, victimes de la tyrannie du consensus.

Les Verts sont électoralement pénalisés par le consensus mou sur l’écologie : tout le monde étant désormais d’accord sur une adaptation à la marge, souvent plus cosmétique que réelle, des politiques aux préoccupations écologiques, les Verts ont perdu leur espace propre et, tous leurs concurrents étant devenus écolos, ils manquent désormais d’oxygène électoral.

La situation du Front National est voisine mais pour des raisons radicalement différentes. Le parti de Jean-Marie Le Pen est victime du consensus dur imposant un interdit croissant sur les questions d’identité.

Certes, sa faiblesse a aussi des causes internes : l’usure de Jean-Marie Le Pen, les ambiguïtés de sa fille qui se prépare à assurer sa succession et l’incapacité (ou l’impossibilité) à transformer en actions positives les résultats électoraux obtenus...même lorsqu’ils sont bons. Ainsi la crise du Front National est clairement liée à l’absence de perspectives et d’espérances. Mais ces causes internes ont aussi des causes externes, la négation de la réalité par les forces et les médias dominants : le problème de l’immigration est plus que jamais occulté et n’est jamais étudié de manière rationnelle. Un sondage publié par le Parisien du 1e février 2008 illustre ce phénomène. A la question « quelles devraient être les principales priorités du maire de Paris » (quatre occurrences pouvant être choisies parmi 16 proposées) les réponses sont les suivantes :

- en 1 (avec 46 %) : l’accès au logement
- en 15 (avec 10 %) : l’immigration
- en 16 (avec 3 %) : les constructions de tours de plus de 37m.

Admirable incohérence de la démocratie des sondages où le sondé répète ce qu’il entend dans les médias. Car avec 120 000 permis de séjours délivrés en 2007 par la préfecture de police, l’immigration est la principale, sinon l’unique, cause du retour de la crise du logement en Ile de France ; seul un arrêt radical de l’immigration permettrait de faire face aux besoins de logements, sauf à ériger des tours sur tout le périmètre du boulevard périphérique.

Mais cette démonstration arithmétique simple étant politiquement incorrecte ne peut être entendue. D’ailleurs tout ce qui est médiatisé échappe de plus en plus au raisonnement : parce que les télévisions, les radios et les journaux privilégient l’émotion sur la réflexion et que l’argument logique risque parfois d’aboutir à des conclusions jugées inacceptables émotionnellement ou idéologiquement.

5). Mars 2008 : un résultat dépourvu de conséquences pratiques

En 2001, ceux qui se réclament aujourd’hui de l’UMP avaient gagné une trentaine de villes. L’insatisfaction de l’opinion vis-à-vis du gouvernement et surtout le désamour d’une partie de ses partisans pour Nicolas Sarkozy, démobiliseront sans doute beaucoup d’électeurs UMP. Des villes UMP – 15, 20, 30, 40, 50, 60 ? – risquent ainsi de basculer vers le PS. Banal mouvement de diastole/cistole qui aura sans doute des conséquences sur l’image de l’exécutif présidentiel mais…bien peu sur la vie des communes concernées.

Car la classe politico-médiatique, au service de l’idéologie dominante et de la superclasse mondiale, s’adresse ainsi aux électeurs : « Votez, nous ferons le reste ». La France est entrée dans l’ère post-démocratique


http://www.polemia.com/edito.php?id=1609
07/02/08


NB Bien entendu cette analyse est générale. Elle ne prend pas en compte les affrontements purement locaux et souvent « clochemerlesques » de certaines élections municipales, ni les vrais enjeux de fond qui sont parfois posés comme à Strasbourg, à Nice ou à Versailles.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Admin
Administrateur
avatar

Nombre de messages : 511
Localisation : Frankistan
Date d'inscription : 23/01/2007

MessageSujet: Re: Municipales 2008, ou la déroute annoncée !   Mer 26 Mar 2008 - 19:48

On n’a pratiquement pas parlé du résultat des dernières municipales ici: normal, en démocrature, les pseudo-élections n’intéressent plus personne ! D’où cet excellent édito de "Cyrano" qui analysent les vraies causes de la claque électorale, de celles dont on se garde bien de parler sur les plateaux de télé:
http://www.ripostelaique.com/spip.php?page=sommaire
Bonne lecture.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://revolution-bleue.forumactif.fr
Zermikus

avatar

Masculin Nombre de messages : 521
Localisation : Ouest
Secteur d'activité : Sans
Date d'inscription : 03/02/2007

MessageSujet: Re: Municipales 2008, ou la déroute annoncée !   Mer 26 Mar 2008 - 21:37

C'est vrai, il a du nez Cyrano...
A suivre chaque mercredi...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
007/**

avatar

Masculin Nombre de messages : 940
Localisation : Duché de BOURGOGNE
Secteur d'activité : Au service de sa Gracieuse Majesté
Date d'inscription : 31/01/2007

MessageSujet: Re: Municipales 2008, ou la déroute annoncée !   Mer 1 Oct 2008 - 18:42

Arrow Un national traître démasqué !

Le tribunal administratif de Strasbourg a annulé mardi les élections municipales de Colmar, estimant que le maire sortant, Gilbert Meyer (UMP), avait exercé des "pressions sur une partie de l'électorat" avant sa victoire de justesse face au DVD Roland Wagner.
M. Meyer a exercé une telle pression en s'engageant à soumettre au conseil municipal une proposition de subvention pour construire une seconde mosquée à Colmar dans une lettre adressée à l'imam Bachir Daoudi, président de l'association culturelle des musulmans maghrébins, a estimé le tribunal.
Cette promesse a été relayée uniquement auprès des fidèles, sans que l'adversaire de M. Meyer ait pu prendre position sur le sujet, ont relevé les juges administratifs.
Ils ont également estimé que la "réalisation précipitée" de travaux qui ont permis l'organisation d'une manifestation sportive à la veille du second tour de l'élection municipale "ainsi que la présence sur les lieux de M. Meyer" ce jour-là "ont eu pour objet d'influencer les électeurs du quartier bénéficiaire de cette opération".

http://afp.google.com/article/ALeqM5g_6DLWYHdY3Nzz0nDfG5pGfIyfYA
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
philiberte

avatar

Nombre de messages : 675
Date d'inscription : 22/03/2007

MessageSujet: Re: Municipales 2008, ou la déroute annoncée !   Jeu 2 Oct 2008 - 14:19

on devrait bien vérifier dans toutes les autres communes... notamment à Nevers où il est prévu une seconde mosquée, ainsi qu'une école coranique.
malheureusement, les gens ignorent ce qu'est une école coranique. pour eux, c'est une simple école religieuse, comme les "écoles libres" d'autrefois.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Municipales 2008, ou la déroute annoncée !   

Revenir en haut Aller en bas
 
Municipales 2008, ou la déroute annoncée !
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» dos à la route ou non?
» siege RF dos a la route apres 4 ans combien de temps ?
» Poussette double QUATTRO TOUR DUO 2008
» Siege auto dos à la route sans isofix (petite voiture)
» Royal Rumble 2008

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Révolution-bleue :: Société :: Politique-
Sauter vers: