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 L'arme du pétrole

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007/**

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MessageSujet: L'arme du pétrole   Jeu 3 Jan 2008 - 14:14

Ce que change un baril de brut à 100 dollars

Ou quand les mediocrates redécouvrent l'eau chaude ...
Citation :
La flambée des cours du pétrole, qui a atteint 100 dollars le baril mercredi, est une aubaine pour les tenants de la "pétrodiplomatie", qui veulent utiliser l'or noir comme arme politique, à l'image de plusieurs dirigeants latino-américains opposés au libéralisme.
A la tête depuis 1999 du sixième exportateur de pétrole au monde, le président socialiste vénézuélien Hugo Chavez est l'un des théoriciens de cette stratégie qui l'a incité à s'allier à son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad. "100 dollars, c'est le juste prix qui donne au pétrole sa vraie valeur", déclarait récemment Chavez, partisan d'une ligne dure et d'un maintien au niveau actuel de la production de l'OPEP, le cartel des pays exportateurs qu'il pousse à devenir un "acteur politique" sur la scène internationale. Début décembre, l'OPEP a ignoré les appels des pays consommateurs réclamant plus de brut pour calmer la flambée des prix qui taquinaient déjà les 100 dollars. L'organisation a prévu une réunion extraordinaire le 1er février pour réexaminer la situation.
Un baril à 200 dollars, est-ce de la science-fiction ?
Chavez a même jugé possible un baril "à 200 dollars au moins", en cas d'attaque américaine contre l'Iran ou le Venezuela, et Ahmadinejad a dit envisager "d'utiliser le pétrole comme arme". Pour l'expert pétrolier vénézuélien Alberto Quiroz Corradi, "l'utilisation du pétrole comme arme politique n'a rien de nouveau. Mais avec l'arrivée (au pouvoir) de Chavez, c'est devenu un instrument de chantage". Selon cet ex-responsable de la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne, la stratégie du gouvernement Chavez consiste surtout à fournir du pétrole à des prix préférentiels à des alliés avec l'espoir de "renforcer le camp anti-américain". Cette politique bénéficie surtout aux petits pays des Caraïbes et d'Amérique centrale et a contribué à sauver l'économie cubaine alors qu'elle avait de gros problèmes d'approvisionnement au début des années 90, après l'effondrement de son allié traditionnel, l'URSS.
Mais "la pétrodiplomatie coûte cher", car le Venezuela doit financer la différence entre le tarif du pétrole subventionné et celui du marché, note Alberto Quiroz Corradi, en rappelant que c'est aussi la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne qui finance les programmes sociaux gouvernementaux. Sous la pression du Venezuela et de l'Iran, l'OPEP a chargé ses ministres des Finances et de l'Energie d'étudier la possibilité d'une réduction du poids du dollar sur la cotisation du pétrole brut.
"Chavez et Ahmadinejad veulent accroître leur poids politique"
Mis à part ces deux pays, l'Equateur, plus petit producteur de l'OPEP revenu dans le giron du cartel depuis novembre sous la houlette de son président Rafael Correa, un économiste de gauche allié de Chavez, est également favorable au maintien de cours élevés pour le brut. Le Brésil, troisième producteur latino-américain, qui n'est pas membre de l'OPEP mais vient d'annoncer la découverte d'un gisement très prometteur (5 à 8 milliards de barils de réserves), n'est pas du même avis. Son président, le pragmatique Luiz Inacio Lula da Silva, a récemment appelé l'OPEP à "réduire les prix du pétrole".
Mais l'Amérique latine, qui représente 10% des réserves mondiales de pétrole et 14% de la production, selon l'Agence internationale de l'énergie, est loin de constituer un axe d'un poids comparable à celui des pays du Moyen Orient. "Ce que veulent Chavez et Ahmadinejad, c'est accroître leur poids politique sur le plan international. Car ils savent bien qu'ils ne pourront pas convaincre l'OPEP", souligne Alberto Quiroz Corradi, en rappelant la modération du cartel ces dernières années. D'autant que les pays du Golfe, Arabie saoudite en tête avec les plus importantes réserves prouvées au monde, sont de traditionnels alliés des Etats-Unis. Ces pays continueront de privilégier "une vision plus paisible basée sur un équilibre de long terme". Commentaires perso:
1) Dans une économie de marché, ce qui est rare est cher. Les tenants d’un certain libéralisme semblent avoir oublié que celà s’apllique aussi aux matières premières.
2) Nous ne voulons pas d’un conflit de civilisation. Problème: dans un conflit, il y a deux parties. La première peut-elle se soustraire à un conflit que la seconde lui impose désormais clairement ?
3) Dans ce conflit, cette autre partie utilise tout aussi clairement l’arme énergétique. Et que fait la première ? Elle s’apprête à transférer à la première ses dernières cartouches: l’énergie nucléaire dite civile.
Cherchez l’erreur ...


Dernière édition par le Ven 4 Jan 2008 - 10:02, édité 1 fois
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Mourad

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MessageSujet: Re: L'arme du pétrole   Ven 4 Jan 2008 - 1:38

A partir de quel prix du baril irons-nous nous servir nous-même et à notre tarif consenti, dans ces nappes que nous avons mises au jour ?
Conflit de civilisations et conflit énergétique risquent bien de ne faire qu' un lorsque notre économie sera gravement menacée.
Le Japon est entré en guerre contre les USA à Pearl Harbour pour exactement la même raison.
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007/**

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MessageSujet: Re: L'arme du pétrole   Ven 4 Jan 2008 - 22:29

Quand les associocrates se joignent aux pleureuses du "pouvoir d’achat"
Voilà le résultat de 40 années d’abrutissement consumériste: ne même plus avoir conscience qu’un pouvoir d’achat ne se décrète pas, et se négocie encore moins, il se gagne tout simplement ! L’indigence politico-médiatique sur ce sujet est tout simplement consternante.
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MessageSujet: Re: L'arme du pétrole   Mar 2 Sep 2008 - 14:53



Opinions

Caucase: un conflit à l'arrière-goût de pétrole

Par Aïdyn Gadjiev, docteur en histoire (Azerbaïdjan), pour RIA Novosti
Le Caucase, conglomérat bigarré de différents groupes ethniques, acquiert depuis deux décennies une importance énergétique et géopolitique de plus en plus grande pour la communauté mondiale. Si, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les Balkans s'étaient transformés, selon l'expression de Bismarck, en "poudrière" de l'Europe, le Caucase incarne, en ce début du XXIe siècle, la poudrière d'un espace global plus vaste: l'Eurasie. En outre, tout l'écheveau des contradictions interethniques est entièrement imprégné des intérêts énergétiques des puissances mondiales et de la situation géographique exceptionnelle de cette région, par laquelle passent les itinéraires optimaux du transport des hydrocarbures entre les deux grands continents.
Le conflit autour de l'Ossétie du Sud a de nouveau illustré nettement le fait que les positions des centres mondiaux qui manipulent dans leurs propres intérêts les principes d'intégrité territoriale et le droit à l'autodétermination sont fondées sur des considérations relatives au transport des ressources énergétiques.
Les Etats-Unis et l'UE ont ici les mêmes intérêts: il s'agit d'assurer le fonctionnement du corridor de transit par le territoire de la Géorgie et d'isoler la Russie des ressources naturelles qui se trouvent à proximité immédiate des ses frontières méridionales. Cependant, Washington et Bruxelles sont, en même temps, des concurrents, ce qui se manifeste nettement dans la différenciation entre "vieille" Europe et "nouvelle" Europe. La vieille Europe agit en tant que partenaire égal avec les Etats-Unis, alors que la nouvelle Europe reste plutôt confinée dans le rôle d'un protégé soumis à la volonté de son patron.
Le conflit a opposé une fois de plus deux espaces d'intégration: d'une part, l'espace euro-asiatique (Organisation de coopération de Shanghai, OCS, et Communauté des Etats indépendants, CEI) et, de l'autre, l'espace européen (Union européenne). A propos, les Etats du premier espace ont reconnu, au cours de leur sommet du 28 août à Douchanbe, la priorité de la Russie dans le règlement du conflit sud-ossète, alors que ceux de l'UE soutiennent les positions des Etats-Unis, bien que ce soutien ne soit pas aussi unanime que le voudraient les Américains. Le champ d'action de ces deux espaces d'intégration est un vaste territoire géographique s'étendant des Balkans au Caucase. Mais, en même temps, l'UE continue à affirmer la nécessité de conserver le partenariat stratégique avec la Russie.
Dans ce contexte, l'Azerbaïdjan, pays riche en ressources énergétiques, présente incontestablement un intérêt pour l'Occident en tant que fournisseur de gaz et de pétrole à l'Europe, ainsi qu'en tant que territoire de transit pour les livraisons de produits énergétiques en provenance du Turkménistan. La Géorgie qui a occupé une position radicalement pro-occidentale n'est qu'un intermédiaire territorial dans la mise en oeuvre d'un certain nombre de projets. Ainsi, passent par son territoire l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan d'un rendement d'un million de barils par jour; le pipeline Bakou-Supsa d'un rendement de 0,145 million de barils par jour; les chemins de fer reliant les deux ports pétroliers géorgiens de Batoumi (environ 0,3 million de barils par jour) et de Koulevi (environ 0,2 million de barils par jour) et le gazoduc Bakou-Tbilissi-Erzurum d'un débit de 6,6 milliards de m3 par an.
Pour l'instant, la composante économique des événements, qu'on peut qualifier sans exagérer de puissante et de prédominante, est défavorable à l'Occident.
Le transit par la Géorgie a cessé à la suite de la guerre en Ossétie du Sud: le 12 août, le transport du pétrole azerbaïdjanais par l'oléoduc Bakou-Supsa a été interrompu. En ce moment, le pétrole azerbaïdjanais n'est exporté que par l'itinéraire Bakou-Novorossiïsk, dont le débit est restreint.
Le Kazakhstan a également l'intention de réorienter son flux pétrolier des ports géorgiens vers son marché intérieur. Il s'agit d'un million de tonnes de combustible stratégique très précieux. Serik Bourkitbaïev, président de la compagnie pétrolière nationale KazMunaïGaz, a déclaré que, "bien que le port géorgien de Batoumi soit resté intact au cours des événements dans le Caucase, et qu'aucune action n'ait été dirigée contre lui, l'inquiétude demeure".
Entre-temps, la Russie poursuit les négociations avec l'Azerbaïdjan sur les livraisons de gaz et de pétrole, négociations qui sont la suite logique des pourparlers au sommet entre les deux pays menés en juin à Bakou. D'ailleurs, sur le plan politique, ces négociations s'appuient sur le "Mémorandum d'amitié et de coopération stratégique" signé entre les deux Etats. Par conséquent, la Russie montre sa ferme volonté de devenir un acheteur et un partenaire fiable pour l'Azerbaïdjan en matière de transit d'hydrocarbures dans les conditions du penchant de la Géorgie pour les dangereux cataclysmes politiques.
Comme on le sait, la Russie propose des prix élevés pour l'achat du gaz azerbaïdjanais, tandis que les plans d'extension des pipelines et gazoducs allant vers le Sud de l'Europe via la Turquie en sont encore au stade de l'élaboration. Par conséquent, la Russie peut renforcer encore plus ses positions sur le marché du gaz de l'Europe et sur le marché mondial du pétrole.
Des variantes de coopération russo-azerbaïdjanaises aussi intéressantes ne peuvent que susciter l'inquiétude de Washington.
"Si Bakou accepte ce partenariat, écrit le Wall Street Journal en se référant à des experts, la Russie ne laissera plus de gaz disponible pour les autres consommateurs".
L'aspiration des Etats-Unis à approfondir coûte que coûte leur pénétration dans la région de la Caspienne et de l'Asie centrale est argumentée par des évaluations correspondantes des ressources énergétiques en jeu. D'après les données du département américain de l'Energie, les réserves prouvées de pétrole dans la région de la Caspienne sont comparables, selon l'évaluation la plus optimiste, aux réserves des Etats-Unis, et celles de gaz sont à peu près égales au potentiel gazier de l'Arabie Saoudite.
Dans l'ensemble, la perspective de voir mis en oeuvre prochainement le projet de transit énergétique global reliant l'Asie centrale à l'Europe par le Caucase du Sud n'est pas du tout radieuse. Bien qu'il soit peu probable, compte tenu de son élaboration minutieuse, que ce projet soit abandonné. Mais, en attendant que soit réanimé le "Projet occidental", ce qui nécessite, avant tout, la stabilisation de la situation politique en Géorgie, il est probable que des projets alternatifs de transit énergétique entre les deux continents apparaissent. Ils sont déjà en voie de réalisation par la Russie en coopération avec les pays membres de l'OCS (Organisation de coopération de Shanghai). D'autant que la fiabilité de la Géorgie en tant que pays de transit d'hydrocarbures s'est considérablement ébranlée aux yeux de ses partenaires, malgré tous les efforts déployés par l'Occident en vue de réduire au minimum l'influence de la Russie dans la région. Ce n'est pas par hasard que les évaluations de l'essence du conflit faites par le président français Nicolas Sarkozy sont très pondérées et diplomatiques. Son désir de conserver la Russie en tant que partenaire stratégique de l'Europe et d'empêcher une nouvelle étape historique de la guerre froide est évident. C'est d'ailleurs lui qui a exposé cette dernière thèse lors d'une conférence de presse à Bruxelles.
Dans ce contexte, la signification économique de ce nouveau conflit militaire dans le Caucase est très large. En effet, en cas de succès des Etats-Unis et de leurs alliés, le renforcement de leur contrôle sur les ressources énergétiques et leurs livraisons sur le marché mondial irait de pair avec une perspective évidente d'extension de leur influence à d'autres parties de ce qu'on appelle l'ellipse géostratégique. C'est-à-dire une extension au sud, via la Caspienne, vers l'Iran et le monde arabe, dont les ressources sont solidement concentrées dans les mains des régimes monarchiques locaux. Peut-être aussi au nord, en profondeur dans le territoire de la Russie? Cette ellipse stratégique est très importante, car son territoire recèle 80% des ressources énergétiques mondiales.
Une autre chose apparaît choquante: dans la lutte concurrentielle pour le contrôle des ressources énergétiques en ce début de millénaire, de même qu'au cours des deux siècles précédents, les souffrances des peuples du Caucase et d'autres régions de l'ellipse stratégique n'entrent pas dans les plans des stratèges mondiaux.
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